La Commission a lancé en complément une consultation en ligne sur le site de l’Assemblée nationale, permettant à tous de partager leurs réflexions sur le sujet. Cette consultation, qui se poursuit jusqu’au 31 janvier, vise également les jeunes de 14 ans et plus, incluant ceux au cégep et à l’université.
« Nous voulons vraiment obtenir une prise de conscience collective, car chacun a quelque chose à dire sur le sujet. Nous recevons beaucoup de questions de la part des parents, des éducateurs, et même des grands-parents, tous préoccupés par l’omniprésence des écrans dans la vie des jeunes », indique Mme Dionne.
Pour certains jeunes, l’idée d’une réglementation accrue suscite des réserves. « Oui, il y a des inquiétudes chez certains, mais d’autres se disent en faveur d’un encadrement, surtout lorsqu’ils constatent les effets positifs de telles mesures », explique Mme Dionne, qui donne l’exemple d’une école privée où les téléphones sont interdits en classe. « Les élèves de cet établissement ont témoigné que cette règle les aide à mieux socialiser, et à se concentrer sur leurs études. Ils s’accommodent bien de l’interdiction, et beaucoup estiment que cela leur permet de vivre davantage dans l’instant présent. »
Le rapport final de la Commission est prévu pour mai 2025, mais d’ici là, plusieurs étapes restent à franchir. Après les Fêtes, d’autres auditions publiques à l’Assemblée nationale sont prévues pour approfondir des questions essentielles telles que les effets des écrans sur la santé physique et mentale des jeunes, et les enjeux de cybersécurité.
« Nous avons déjà entendu une quarantaine d’experts en septembre, mais certains sujets demandent encore des éclaircissements, notamment en ce qui concerne la majorité numérique et les normes de protection des données. Nous voulons nous assurer d’avoir une vision complète avant de finaliser nos recommandations », précise Mme Dionne, insistant sur l’importance de la sensibilisation.
« Il ne s’agit pas de bannir les écrans, car nous vivons dans une ère numérique, mais bien de promouvoir une utilisation consciente et réfléchie. Nous devons encourager des pratiques saines, et donner aux jeunes les outils pour naviguer dans cet univers de façon équilibrée. »