À la Chambre des communes, le député conservateur de Côte-du-Sud–Rivière-du-Loup–Kataskomiq–Témiscouata Bernard Généreux a vivement dénoncé l’impact du prix de l’essence sur les ménages, plaidant pour une réduction beaucoup plus importante que celle actuellement proposée par le gouvernement.
« Monsieur le président, enlever 10 sous sur le coût de l’essence en ce moment, c’est comme essayer d’éteindre un feu avec un verre d’eau », a-t-il lancé en Chambre. Selon lui, une telle mesure demeure largement insuffisante dans le contexte actuel. « Les Canadiens ont besoin de beaucoup plus de répit que 10 cents de moins du litre », a-t-il expliqué.
Le député local estime que la solution passe par une abolition complète des taxes fédérales sur l’essence et le diesel d’ici la fin de l’année. Une telle décision permettrait selon lui d’alléger concrètement le fardeau financier des familles, des agriculteurs et des entreprises, tant dans sa circonscription que partout au pays.
« Enlever toutes les taxes fédérales sur l’essence et le diesel d’ici la fin de l’année serait une mesure de soulagement, a-t-il soutenu, avant de relancer le gouvernement : Quand les libéraux vont-ils nous écouter, et enlever les 25 sous qu’on demande sur le litre d’essence ? »
Une réponse axée sur le contexte international
En réponse, le secrétaire parlementaire de la ministre de l’Industrie, Carlos Leitão, a appelé à replacer la situation dans son contexte global. « Il y a une guerre présentement, Monsieur le président », a-t-il rappelé, évoquant les tensions internationales qui ont fait grimper le prix du pétrole brut d’environ 60 $, à près de 100 $ le baril.
Selon lui, cette hausse explique en grande partie l’augmentation du prix à la pompe. « Ce ne sont pas des taxes libérales, mais voyons donc, c’est le contexte international », a-t-il affirmé avec émotion, ajoutant que le gouvernement agit « pour soulager le portefeuille des contribuables » dans la mesure du possible.
Une pétition pour abolir les taxes
Dans la foulée de cette intervention, une pétition appuyée par les conservateurs circule afin de réclamer l’abolition complète des taxes fédérales sur l’essence et le diesel jusqu’à la fin de l’année. Le document soutient que les Canadiens paient actuellement des prix « extrêmement élevés » à la pompe, supérieurs à ceux observés aux États-Unis, tout en dénonçant des revenus gouvernementaux jugés excessifs.
La pétition avance également que certaines mesures fédérales, notamment les taxes sur les carburants et la tarification du carbone, pourraient coûter jusqu’à 1218 $ par année aux familles canadiennes, contribuant ainsi à la hausse du coût de la vie, notamment pour l’épicerie, le logement et le transport.
Les signataires demandent donc au gouvernement de Mark Carney d’abolir temporairement toutes les taxes fédérales sur les carburants, et de retirer de façon permanente certaines mesures, dont la norme sur les combustibles propres.

