La Pocatière ignorée de l’étude d’opportunité du programme de médecine vétérinaire de l’UQAR 

Pour faire suite aux nombreuses demandes effectuées auprès des instances gouvernementales et après une requête d’accès à l’information faite au secrétariat général de l’Université de Montréal afin d’obtenir l’étude d’opportunité concernant le programme de médecine vétérinaire de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), les craintes du comité de mobilisation se sont malheureusement confirmées puisque la Ville de La Pocatière ne figure aucunement dans cette étude.

M. Vincent Bérubé, maire de la Ville de La Pocatière, se dit surpris de la documentation reçue. « Le document est davantage un programme décentralisé de formation en médecine vétérinaire plutôt qu’une étude, puisqu’aucune autre option que Rimouski n’a été envisagée. Pourtant, à la lecture de celui-ci, les éléments amenés justifient encore plus l’implantation du programme à La Pocatière ».

L’investissement de fonds publics fait également sourciller les élus, « on parle de 627 946 $ pour l’étude qui a été réalisée. Alors que le gouvernement prétend ne pas faire de chèque en blanc, un chiffre de 100 M$ est présumé pour la réalisation. La Pocatière est le pôle rural parfait et la solution, on l’imagine, la moins onéreuse et surtout, la plus logique et évidente », de déclarer le préfet élu de la MRC de Kamouraska, M. Sylvain Roy.

« Un sage me disait, il y a plusieurs années : il vaut mieux être plus intelligent qu’orgueilleux… Il est encore temps de faire un pas de recul pour avoir une vision plus intégrée dans ce dossier. M. François Legault l’a déjà fait par le passé. On lui demande donc d’analyser l’option La Pocatière avant d’investir 100 M$ d’argent public », renchérit M. Bérubé.

Les cours pourraient débuter rapidement dans le bâtiment existant qui pourrait ensuite être bonifié avec le centre de simulation et de réalité virtuelle prévu au projet. Cette nouvelle technologie, jumelée aux infrastructures du Cégep de La Pocatière et de l’ITAQ, campus La Pocatière permettrait d’offrir une grande qualité d’enseignement dans un environnement agricole exceptionnel qui pourrait offrir des apprentissages pratiques incomparables.

M. André Simard, maire de la municipalité de Saint-Roch-des-Aulnaies, diplômé en médecine vétérinaire et ancien directeur général de l’ITA, va plus loin. « L’ITAQ, campus La Pocatière pourrait être rattaché à l’UQAR pour devenir un véritable Collège-Universitaire en santé animale et en sécurité alimentaire où formation technique et programme universitaire de médecine vétérinaire pourraient être dispensés dans un même lieu de façon intégrée, à l’image de l’Université McGill et son campus de Sainte-Anne-de-Bellevue ». À la lumière de ce qui précède, les élus demandent au premier ministre François Legault de considérer l’option La Pocatière avant d’investir des sommes importantes d’argent public dans ce programme. La région du Bas-Saint-Laurent est le lieu par excellence pour recevoir ce programme de médecine vétérinaire et les élus de la Côte-du-Sud ont la conviction que l’option La Pocatière est le site tout indiqué pour l’implantation de celui-ci. Rappelons que la pétition déposée par la Chambre de commerce Kamouraska-L’Islet est toujours en ligne et que les citoyens de partout sont invités à la signer au www.cckl.org.

Source : Ville de La Pocatière