Alertes est une série policière québécoise diffusée en 2021 sur les ondes de TVA. Le roman Alertes : la face cachée du meurtre de Marilou Magloire est un polar de Johanne Seymour dont l’histoire est inspirée de cette série. L’action se situe temporellement entre la troisième et la quatrième saison, soit quatre ans après la mort violente de Marilou Magloire. Mais oubliez la télé, ça se lit tout seul.
L’escouade Cerbère a du pain sur la planche. La jeune Faduna Hussein, une gamine d’origine somalienne âgée de sept ans, n’est pas rentrée après l’école. La capitaine Stéphanie Duquette qui commande le petit groupe lance les recherches. S’ensuit une enquête menée selon les règles de l’art, qui va mener les policiers à une découverte des plus tragiques. Ils vont constater l’existence, au Québec, de pratiques abominables, de rituels sanglants soi-disant religieux, illégaux ici, et importés d’un pays d’Afrique où ces trucs atroces sont encore pratiqués et souvent tolérés.
Par ailleurs, la publication d’un livre autobiographique de Janelle Joseph, une ex-prostituée toxicomane, crée des remous, car le livre contient des révélations sur les meurtres, quatre ans plus tôt, de sa meilleure amie Marilou (incidemment, sœur de l’inspecteur Renaud Magloire), et d’une autre jeune femme. Quand Janelle est retrouvée morte, sauvagement assassinée, les membres de l’escouade sont ébranlés dans leurs certitudes, reprennent les dossiers des deux meurtres d’antan, et se lancent dans la traque des tueurs.
Cette nouvelle affaire, dont les racines plongent dans le passé, va littéralement les amener aux portes de l’enfer. Ils vont mettre à jour un trafic immonde, dont les femmes sont une fois de plus les principales victimes.
Avec ses chapitres brefs et habilement structurés pour relancer l’intérêt, son style nerveux et fluide, voilà une histoire captivante qui progresse à vive allure jusqu’à son dénouement. Mais si ce polar est distrayant, c’est aussi un roman engagé qui propose une réflexion sur le sort réservé aux femmes dans notre société dite évoluée. La preuve que ces deux aspects d’une bonne histoire ne sont pas incompatibles !
