Publicité

Le maire Landry en appelle à la patience des citoyens

Le maire de Saint-Denis, Frédéric Landry demande à la population d’être patiente. Photo : Marc Larouche

Le maire de Saint-Denis-De La Bouteillerie, Frédéric Landry, répète que la Municipalité prend très au sérieux le dossier des travaux de dynamitage réalisés dans le secteur du Cap au Diable. Il réfute les allégations qui circulent sur les réseaux sociaux voulant que des informations soient cachées à la population. Il a lui-même contacté Le Placoteux pour faire le point.

« On ne fait pas de cachette là-dedans. Ça devient lourd, ce genre de présomptions. On travaille de bonne foi, du mieux qu’on peut », affirme-t-il en entrevue, tout en reconnaissant que les délais peuvent être frustrants pour les citoyens qui aimeraient avoir des réponses rapidement. « Moi aussi, j’aimerais que ça aille plus vite, mais les travaux sont arrêtés, la Municipalité attend les derniers les retours de l’inspection, mais entre-temps, on ne peut rien faire de plus qu’attendre. »

M. Landry est directement concerné parce qu’il habite dans le secteur où le dynamitage a eu lieu. Il affirme qu’il n’a rien senti ni rien entendu lors des travaux, et qu’il a agi aussitôt qu’il en a été informé. « Il y en a déjà eu. Des fois, la maison tremble, mais d’autres fois, on ne ressent rien. Il n’y a pas de règlement sur le dynamitage à Saint-Denis pour le moment. Ce n’est pas simple comme dossier. »

À propos des délais entre les signalements et l’intervention des inspecteurs, M. Landry reconnaît que pour la population, ça peut sembler long. « Lorsqu’un signalement est effectué, différentes vérifications doivent être réalisées avant qu’une intervention puisse être faite. Il faut notamment déterminer quels permis ont été accordés, lesquels s’appliquent, si les travaux signalés contreviennent à la réglementation, on n’a pas un retour dans une minute. Ce n’est pas immédiat comme la police qui reçoit un appel pour un vol de banque. »

En point de presse à la MRC précédemment, il avait reconnu que ce qui avait été fait dépassait largement ce qui avait été autorisé par permis. « On est préoccupé, pas juste parce que ça fait les manchettes, ça fait partie de nos joyaux. On essaie de voir comment on peut mieux l’encadrer, mais ça ne sera pas fait en termes de semaines, ça prendra des mois. »

Importante pression

Frédéric Landry affirme que la pression est importante, non seulement pour lui, mais pour tout le personnel administratif. C’est pourquoi il demande à la population d’être patiente. « Nos employés sont exténués, et font face à des pressions tellement fortes. Nous sommes une petite municipalité, nous disposons de ressources limitées pour assurer les différents services, et je ne voudrais tellement pas perdre ces ressources-là pour épuisement. »

Il assure que les élus ont des discussions sur la façon dont le développement du secteur pourrait être mieux encadré. Mais les outils doivent d’abord être définis. « Je ne peux pas vous dire tout de suite ce qui sera mis en place, mais des discussions sérieuses ont lieu avec le conseil afin de voir de quelle manière on peut travailler les choses en partenariat avec les différentes instances, notamment avec la Société des cabourons. Encore une fois, je veux juste dire aux gens d’être patients. La Municipalité ne peut répondre de façon prématurée à certaines questions, alors que les vérifications ne sont pas terminées », conclut-il, rappelant que Saint-Denis sort à peine du dossier de la tour de télécommunication de Bell, lui aussi très sensible, qui a divisé la population, nécessité un référendum, mobilisé les équipes municipales, et mené à un exercice référendaire.