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Les gens de la mer à L’Islet

Chapelle processionnelle Saint-Joseph-Secours-des-Marins à L’Islet (1835). Photo Wiki Commons

Par Yves Hébert

L’Islet est reconnu comme une pépinière de navigateurs et de pilotes de bateaux. Ils sont caboteurs en aval de Québec, navigateurs au long cours, marins et constructeurs de bateaux.

Durant les années 1850, les pilotes natifs de L’Islet naviguent sur le Saint-Laurent et dans les eaux froides de l’Atlantique. Six d’entre eux possèdent un brevet de pilote en 1860. On peut mentionner Firmin Couillard, Jean-Baptiste Bernier — le grand-père de Joseph-Elzéar —, et Charles Frederic Kœnig.

Jean-Baptiste Bernier est un capitaine au long cours qui sur le Delia transporte des marchandises de Liverpool vers Québec. Son homonyme Firmin Couillard navigue sur l’Indus entre Philadelphie et Pointe Levy. Benoni Normand est pilote sur le Brick Stamper durant les années 1840. Il achemine des provisions de Gibraltar jusqu’au port de Québec, et aussi du charbon provenant de Sunderland (Angleterre). Pour sa part, Charles-Frédéric Kœnig fait le transport de passagers entre Plymouth et Québec. Sur le British Queen, il fait transiter des rainures de chemin de fer pour l’entreprise de John Lemesurier à Québec.

On redécouvre depuis quelques années l’histoire et les récits de navigateurs de L’Islet, notamment celles de Joseph-Elzéar Bernier, de Louis-Olivier Gamache et de Wilfrid Caron. Pour rappeler l’importance et la mémoire du groupe de navigateurs de L’Islet, la chapelle de procession Saint-Joseph-Secours-des-Marins est construite en 1835 à l’est de l’église Notre-Dame-de-Bonsecours.

Il faut attendre 1920 pour assister à la fondation de l’Association des marins de L’Islet. Lui succède l’Association des marins de la Côte-du-Sud en 1965. Celle-ci est à l’origine de l’implantation du Musée maritime de la Côte-du-Sud en 1968. Connu sous le nom de Musée maritime Bernier à partir de 1974, il prend l’appellation de Musée maritime du Québec en 1998. Une visite de ce musée durant la période estivale permet d’en découvrir davantage sur l’histoire maritime du Québec.