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Maxime Bossinotte parmi les meilleurs jeunes détaillants au Canada

Maxime Bossinotte (deuxième à partir de la gauche) a reçu son prix de l’équipe de Hardlines. Photo : Courtoisie

Parti de pratiquement rien il y a une dizaine d’années, Maxime Bossinotte, propriétaire de Matériaux direct à La Pocatière, vient de franchir une étape importante dans son parcours entrepreneurial. Celui qui a bâti son entreprise à force de détermination et de persévérance a récemment remporté le titre de meilleur jeune détaillant de moins de 35 ans au Canada, lors du gala ORA de Hardlines, présenté dernièrement à Ottawa.

Cette reconnaissance nationale, décernée dans le cadre d’un événement qui récompense huit détaillants du secteur de la quincaillerie et des matériaux de construction à travers le pays, représente un accomplissement particulièrement significatif pour l’entrepreneur pocatois, qui célèbre cette année les dix ans d’existence de son entreprise.

Une entreprise bâtie de presque rien

L’histoire de Matériaux direct est avant tout celle d’un jeune entrepreneur qui a choisi de faire sa place dans un marché particulièrement concurrentiel, sans disposer des moyens financiers habituellement nécessaires pour se lancer dans une telle aventure. « Je suis l’une de rares personnes qui a fondé une cour à bois à partir de rien, dans une industrie où le marché est ultra compétitif ! Je devais faire ma place », a confié Maxime Bossinotte au Placoteux.

À ses débuts, l’entrepreneur ne pouvait compter que sur ses économies personnelles, et sur un prêt de 10 000 $ consenti par son père, Richard, afin de faire l’acquisition d’un premier camion-grue Mack 1993 usagé. C’est avec cet équipement et beaucoup de travail qu’il a progressivement développé sa cour à bois, sans avoir recours à d’autres emprunts extérieurs.

Dix ans plus tard, Matériaux direct dessert une clientèle diversifiée composée notamment de particuliers, d’entrepreneurs en construction, d’agriculteurs, d’entreprises industrielles et de municipalités. L’entreprise se spécialise dans la vente de matériaux destinés à la construction et à l’enveloppe des bâtiments.

Un processus de sélection rigoureux

L’obtention de ce prix était loin d’une simple formalité. Les candidats devaient se soumettre à un processus d’évaluation exigeant, comprenant un questionnaire de plusieurs dizaines de questions, accompagné de photographies, de vidéos, et de nombreuses explications sur le parcours et les réalisations de l’entreprise. Les candidatures étaient ensuite analysées individuellement par quatre juges indépendants provenant de différentes régions canadiennes, avant qu’un jury ne détermine les lauréats.

Selon Maxime Bossinotte, c’est notamment le fait d’avoir fondé et développé son entreprise à partir de moyens financiers très limités qui aurait particulièrement retenu l’attention des juges.

Déjà en nomination pour une distinction semblable à l’échelle provinciale par le passé, l’entrepreneur décroche cette fois son premier grand prix à l’échelle canadienne, une reconnaissance qui prend une dimension particulière après une décennie consacrée au développement de Matériaux direct.

Une réussite qu’il tient à partager

« Je suis très fier d’avoir obtenu ce prix-là », a-t-il mentionné dans une publication annonçant cette reconnaissance. Malgré cette distinction individuelle, Maxime Bossinotte n’entend pas s’attribuer seul les mérites de cette réussite.

L’entrepreneur a également tenu à remercier ses parents, Renée-Claude et Richard, qui l’ont encouragé à se lancer en affaires, ainsi que les nombreux collaborateurs qui ont contribué au développement de son entreprise. Il a notamment souligné la confiance de trois fournisseurs qui l’accompagnent depuis les tout débuts, soit Idéal Revêtement, Agriclé, représenté par René Cloutier, ainsi que Matériaux Blanchet.

Ses remerciements s’adressent également à ses employés, à sa comptable Mélanie, à ses proches, et à sa clientèle dont la fidélité a permis à Matériaux direct de poursuivre sa croissance au fil des années.

Pour celui qui a commencé son aventure avec un camion usagé et des moyens limités, cette reconnaissance nationale vient ainsi couronner dix années d’efforts, tout en démontrant qu’il est possible de se tailler une place dans une industrie hautement concurrentielle, même en partant de presque rien.