L’économie du Bas-Saint-Laurent traverse une période de transition marquée par un ralentissement en 2025, mais des signes de reprise se dessinent à l’horizon selon l’étude économique de Desjardins réalisée par Maëlle Boulais-Préseault, économiste senior.
L’étude démontre que les tensions commerciales entre le Canada et les États‑Unis maintiennent un climat d’incertitude qui pèse sur l’économie du Bas‑Saint‑Laurent, en raison du poids du secteur manufacturier et de l’industrie forestière, particulièrement vulnérables aux tarifs sectoriels. « Malgré un ralentissement sur le marché du travail, le taux de chômage dans la région demeure bas, et devrait rester inférieur à la moyenne québécoise au cours des prochaines années », lit-on.
En ce qui a trait au nombre de mises en chantier, il a presque doublé dans l’ensemble du Bas‑Saint‑Laurent en 2025, par rapport à 2024, notamment grâce à une forte activité à Rimouski et à Rivière‑du‑Loup. La demande pour les logements locatifs demeure très élevée, comme en témoigne la hausse marquée des loyers dans la région. Des investissements majeurs en lien avec le développement de projets éoliens devraient soutenir la croissance économique régionale, malgré un contexte économique général incertain.
Plusieurs indicateurs témoignent d’une certaine résilience. Le taux de chômage, bien qu’en légère hausse, demeure relativement bas, passant de 4,5 % en 2024 à 5,0 % en 2025. Il devrait, selon l’étude, rester inférieur à la moyenne québécoise au cours des prochaines années. Le marché du travail a toutefois été durement touché, avec une perte importante d’emplois en 2025. Le nombre total d’emplois est passé de 101 300 en 2024 à 94 800 en 2025, soit une baisse de 6,4 %.
Ce déclin se situe principalement dans le secteur des services. « La région fait aussi face à une baisse de sa population active, tendance qui devrait se poursuivre et limiter les gains potentiels au chapitre de l’emploi. La diminution de l’incertitude économique pourrait toutefois atténuer l’ampleur des pertes observées en 2026 », note l’étude.

