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Piscine du Cégep : « Une réussite collective et des leçons à retenir », Mathieu Rivest

Mathieu Rivest se réjouit du travail collectif réalisé dans le dossier de la piscine du Cégep. Photo : Archives Le Placoteux

Le Cégep de La Pocatière a récemment franchi une étape importante pour la réfection de sa piscine, en lançant un appel d’offres pour la réalisation des travaux. Ceux-ci devraient débuter le 1er juin pour se terminer le 17 décembre 2027. Pour le député de Côte-du-Sud, Mathieu Rivest, il s’agit indéniablement d’une réussite collective. Malgré tout, il y aurait également des leçons à retenir dans cette saga, afin de ne pas tomber ultérieurement dans les mêmes pièges.

« Il y a un an et demi, en août 2024, on était dans une situation très difficile. Le Cégep était prêt à « tirer la plogue ». Il n’y avait aucun partenaire autour de la table, et aucune façon de prendre le dossier en main comme on l’a fait par la suite pour tenter de sauver l’infrastructure », affirme-t-il au Placoteux, en référence notamment à l’implication du député fédéral de la circonscription, Bernard Généreux.

Selon M. Rivest, les deux élus ont choisi de travailler de concert afin de trouver des solutions pour sortir le dossier de l’impasse. Il affirme que Bernard Généreux, bien qu’il n’ait pas eu d’obligation directe dans ce dossier, a accepté de s’impliquer par conviction, notamment en raison de son attachement à La Pocatière, et de sa confiance dans la capacité du milieu à se mobiliser pour mener ce projet à terme. « Autour de la table, Bernard a clairement affirmé qu’il croyait au projet, et qu’il était prêt à prendre les devants pour lancer et structurer une collecte de fonds », explique-t-il.

Pour le député provincial, il fallait éviter de perdre les sommes déjà annoncées. « Ce n’était pas vrai qu’on allait à la fois perdre la piscine, et le 4,3 M$ déjà annoncé par mon gouvernement », précise-t-il avec émotion.

Imbroglio inutile

Malgré cette implication, et une main tendue au comité citoyen Sauvons notre piscine, M. Rivest témoigne avoir été vivement critiqué. Malgré cela, le député provincial confirme avoir réuni l’ensemble des acteurs impliqués, en plus d’avoir tenté de réunir les 17 maires du Kamouraska. L’objectif était clair : présenter différents modèles de financement dans des circonstances similaires, pour une meilleure compréhension des parties impliquées. La rencontre avec le conseil des maires aurait cependant été annulée par le préfet de l’époque, Sylvain Roy, avant d’être replanifiée grâce à l’intervention de certains élus municipaux.

Sur la place publique et dans les réseaux sociaux, le climat était particulièrement tendu, alors que l’idée d’un financement assumé entièrement par le gouvernement du Québec dominait largement l’opinion. Aux yeux de M. Rivest, le refus initial de certains acteurs d’envisager une contribution du milieu a créé des tensions inutiles. « On a perdu du temps, et on a inutilement brassé du négatif, de sorte qu’on n’a pas été en mesure d’expliquer clairement aux acteurs locaux les façons de faire afin d’assurer le succès dans une telle situation.  Habituellement, c’est autour de 50 % du gouvernement, 25 % du milieu municipal, et 25 % du cégep ou de l’établissement concerné. Ce sont des formules où l’État contribue de façon importante, mais où le milieu doit aussi se mobiliser », explique-t-il.

Un projet qui a changé d’échelle

Mathieu Rivest rappelle également que le dossier s’est aussi complexifié au fil du temps, notamment en raison de l’évolution des coûts. Il soutient que le projet est passé d’une estimation d’environ 6 M$ à près de 12 M$, une réalité hors de son contrôle. « Je n’y pouvais rien si le prix du projet a doublé » laisse-t-il tomber, tout en reconnaissant que cette hausse a alimenté les inquiétudes et les débats.

Pour le député, l’étape franchie avec l’appel d’offres vient confirmer que la solution passait par la coopération et la bonne foi du milieu, ainsi que par une compréhension partagée du financement. « On a réussi main dans la main, et pour cela, je m’en réjouis ! », conclut-il, en souhaitant que la mobilisation des derniers mois puisse servir de modèle pour d’autres dossiers structurants. Il se dit fier et reconnaissant que d’ici quelques mois, les citoyens de Côte-du-Sud pourront profiter d’infrastructures aquatiques modernes, tant à Montmagny qu’à La Pocatière.