Publicité

Plus d’étudiants ont besoin de dépannage alimentaire

Photo : Moisson Kamouraska

L’inflation fait mal aussi aux étudiants qui doivent payer plus cher les factures d’épicerie et d’essence ainsi que leurs logements.

C’est ce que constate d’abord Mireille Lizotte, de Moisson Kamouraska, à propos du dépannage alimentaire. Si elle avait constaté que plus d’étudiants demandaient de l’aide dès l’an passé, ce nombre a augmenté encore pour la rentrée 2022.

« On parle d’une dizaine d’étudiants par semaine », dit-elle. Elle observe que plusieurs combinent deux emplois en plus de leurs études. D’autres avaient prévu travailler environ 25 heures par semaine, mais des commerces ont raccourci leurs heures d’ouverture faute de main-d’œuvre, ce qui fait que leur budget n’est plus le même.

« On a toutefois travaillé en amont, avec l’ITAQ et le Cégep entre autres, pour faire connaître qu’on existe. On a aussi des frigos communautaires dans les écoles », ajoute Mme Lizotte.

Les plates-bandes nourricières sont aussi utiles. En plus de voir plus d’étudiants sur place, elle remarque que leurs parents qui sont à l’extérieur font des recherches avant l’arrivée de leurs jeunes pour s’assurer qu’ils aient des ressources s’ils ne sont pas en mesure de les aider.

Au cégep, il semble que la promotion des services de Moisson Kamouraska ait porté ses fruits, car les intervenants de première ligne ne constatent pas plus de demandes d’aide ou d’informations en ce sens. « Ils savent où aller, on a fait beaucoup de promotion. Ils utilisent le réfrigérateur de Moisson Kamouraska également », a confirmé Cynthia Théberge, du cégep de La Pocatière.

Une ressource est aussi en place pour diriger les jeunes vers les aides financières possibles. En effet, on lisait dans La Presse cette semaine qu’il n’y avait pas de hausse des demandes au Québec en 2022, malgré la précarité des jeunes. Le porte-parole du ministère indiquait même au journal qu’on note une baisse du nombre de demandes. « Présentement, le gouvernement prévoit 1013 $ par mois pour se loger, se nourrir et se déplacer, pour un étudiant qui ne vit pas chez ses parents et qui a droit au maximum des prêts et bourses. Mise en place pendant la pandémie pour donner de l’air aux étudiants, une bonification de 205 $ par mois a été prolongée jusqu’en 2023 », écrit La Presse.