Quatre municipalités de L’Islet étudieront la possibilité de se regrouper

Mairie de L’Islet. Photo : Maxime Paradis.

L’Islet, Saint-Jean-Port-Joli, Saint-Roch-des-Aulnaies et Sainte-Louise ont demandé unanimement un accompagnement au ministère des Affaires municipales pour étudier la possibilité d’un regroupement municipal. Les conclusions sont attendues au début 2022. Une cinquième municipalité, Saint-Aubert, pourrait aussi se joindre au lot.

Si cette future municipalité voyait le jour à partir des quatre déjà engagées dans le projet d’étude, il s’agirait d’une ville de près de 9000 habitants dotée d’une richesse foncière avoisinant les 1 MM $. Si Saint-Aubert finit par adopter la même résolution que ses quatre voisines, la population de cette hypothétique nouvelle ville dépasserait les 10 000 habitants, s’approchant de celle de Montmagny qui s’élève à plus de 11 000 personnes.

« Un tel regroupement apporterait des moyens inédits à une administration municipale », a déclaré Normand Caron, maire de Saint-Jean-Port-Joli.

Selon lui, les enjeux et les défis similaires vécus par les quatre municipalités ont grandement motivé les conseils municipaux à adopter unanimement une résolution donnant le feu vert à cette étude. Il cite d’une part le maintien de services de base aux citoyens en fonction de leur capacité de payer, l’attraction de nouveaux citoyens, le développement économique et la rétention de ressources humaines compétentes au sein de l’administration municipale.

Instigateur de la démarche, le maire de Saint-Roch-des-Aulnaies André Simard a précisé que les municipalités n’ont aucuns frais à débourser au ministère des Affaires municipales et de l’Habitation pour bénéficier de son accompagnement dans la poursuite de cette étude. Si jamais les conclusions recommandaient un regroupement municipal, la question serait soumise par référendum aux citoyens des municipalités impliquées dans la démarche.

« Gouverner, c’est prévoir. À titre de gouvernement de proximité reconnu et responsable de leur population, c’est le rôle d’une municipalité et de ses élus de faire preuve de leadership sur ce type de questions, en toute transparence », a déclaré André Simard.

Jean-François Pelletier, maire de L’Islet, ajoute que c’est dans cet esprit que la décision a été prise d’aller de l’avant avec cette étude en pleine année d’élections municipales. Demander directement l’avis des citoyens sur le bien-fondé de cette démarche, en élection, n’aurait que contribué à polariser les esprits sur une question qui ne doit pas être un enjeu électoral.

« Le savoir, c’est le pouvoir. Ce qu’on officialise aujourd’hui, c’est le lancement d’un processus d’analyse rigoureux qui ne mènera pas nécessairement à un regroupement municipal, mais qui va nous fournir toutes les informations nécessaires pour que nos conseils ou d’autres subséquents soient en mesure de réfléchir à l’avenir », a-t-il ajouté.

Regroupements de services

L’annonce de cette étude par ces quatre municipalités de L’Islet survient un mois après que Saint-Roch-des-Aulnaies ait confirmé se retirer d’un autre projet similaire, mais portant cette fois sur les regroupements de services municipaux avec La Pocatière et ses voisines. Le maire André Simard a indiqué que le départ de sa municipalité du projet d’étude mené par La Pocatière n’était pas motivé par celui annoncé aujourd’hui avec Sainte-Louise, Saint-Jean-Port-Joli et L’Islet, bien qu’ils répondent encore davantage aux aspirations de son conseil.

« C’est sûr qu’au départ on était prêt à aller plus au fond des choses que les autres et évaluer la possibilité d’un regroupement municipal pure et simple, et pas seulement la mise en commun de services municipaux. Il a été convenu qu’on n’irait pas là et on était à l’aise avec la décision. Le temps, presque deux ans sans que rien ne bouge, c’est essentiellement ce qui a provoqué notre insatisfaction et notre retrait du projet », a réitéré André Simard.