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Réfection du quai Taché : Une autre étape franchie

Les dignitaires réunis pour l’annonce. Amélie Dionne, ministre du Tourisme, Nancy Dubé, préfète de Kamouraska, le maire de Kamouraska, Gilles A. Michaud, et le député de Côte-du-Sud, Mathieu Rivest. Photos : Marc Larouche

Le président de Patrimoine maritime de Kamouraska, Martin Bossé, était tout sourire lors de la présentation de l’achèvement de la seconde phase des travaux de restauration du quai Taché à Kamouraska. Pour lui et pour l’organisme qu’il préside, cela représente la conclusion de plusieurs années de travail. Avec cette nouvelle section de 30 mètres, il est fier de voir près de la moitié des 140 mètres du quai rénovés.

« Je me souviens lorsque j’étais jeune, le quai était un lieu où les gens venaient se promener, prendre des photos, et admirer le fleuve hiver comme été. Il y avait des petits bancs. Et au bout, on a vraiment l’impression d’être au milieu du fleuve, parce que c’est quand même assez loin. Au soleil couchant, la lumière frappe le village, ça devient orange. C’est vraiment fantastique », dit-il.

Les travaux, évalués à 1 M$, ont bénéficié de contributions de 600 000 $ du ministère de la Culture et des Communications du Québec dans le cadre du programme de soutien au milieu municipal en patrimoine immobilier, de 300 000 $ de la Municipalité de Kamouraska, et de 100 000 $ de Patrimoine maritime de Kamouraska. La ministre du Tourisme Amélie Dionne a aussi participé au financement.

« Ces travaux contribuent à la revalorisation du Site des quais, et au rayonnement de Kamouraska, reconnu parmi les plus beaux villages du Québec », souligne le maire Gilles A. Michaud, précisant que « l’argent de Patrimoine maritime de Kamouraska a été amassé piastre par piastre dans la population ». Pour lui, cette nouvelle phase constitue une avancée importante pour la mise en valeur du Site des quais. Il rappelle que la mobilisation financière derrière le projet est le fruit d’un effort collectif. Au-delà de la conservation d’une infrastructure historique, Gilles A. Michaud voit dans le quai un véritable lieu de rassemblement.

« Le quai constitue une porte d’entrée exceptionnelle sur le fleuve Saint-Laurent, et son emplacement au cœur de notre village contribue directement à la vitalité de notre secteur récréotouristique », affirme-t-il.

Des quais attractifs

Le tourisme occupe une place importante dans cette mise en valeur du patrimoine. La préfète de la MRC de Kamouraska, Nancy Dubé, estime que le secteur représente l’une des forces économiques majeures du territoire. « Depuis que j’ai commencé mon mandat, l’une des plus belles économies avec l’agriculture dans notre MRC, c’est le tourisme », affirme-t-elle, soulignant l’importance des retombées associées à cette industrie, et le rôle joué par le fleuve dans l’attractivité du territoire. « Les accès publics au fleuve, chez nous, sont de moins en moins nombreux. Donc, le fait de refaire le quai, de lui donner de l’amour, de le rénover, de lui refaire une beauté, c’est primordial, parce que c’est un accès public à notre beau fleuve. »

La ministre du Tourisme et ministre responsable du Bas-Saint-Laurent, Amélie Dionne, partage cette vision. Elle rappelle que les paysages naturels et maritimes du Bas-Saint-Laurent suscitent un intérêt grandissant chez les visiteurs. « Nos beautés maritimes font partie des éléments qui émerveillent les visiteurs », souligne-t-elle, ajoutant que le tourisme a généré des retombées importantes au Québec en 2025.

Pour la ministre, la restauration du quai Taché s’inscrit pleinement dans cette volonté de développer l’offre touristique. « Quand on parle de restaurer le quai Taché, on s’inscrit parfaitement dans une optique de vouloir accueillir es visiteurs encore plus », dit-elle, insistant également sur la valeur patrimoniale du site. « Ce lieu fait partie du décor, de l’histoire et de l’identité de Kamouraska. »

Le député de Côte-du-Sud et adjoint gouvernemental de la ministre de la Culture et des Communications, Mathieu Rivest, estime pour sa part que le quai Taché raconte une partie importante de l’histoire de Kamouraska.

« Il y a des endroits qu’on visite, des endroits aussi qui racontent qui nous sommes. Le quai Taché fait partie de ceux-là. Aujourd’hui, on ne parle pas simplement d’une infrastructure qui a été restaurée. On parle de plus de 200 ans d’histoire maritime, économique et humaine qui ont façonné Kamouraska. » Le Site patrimonial des Quais-de-Kamouraska, reconnu au Répertoire du patrimoine culturel du Québec depuis 1997, comprend les quais Taché et Miller. Pour Mathieu Rivest, la responsabilité collective ne consiste pas uniquement à conserver le passé.

« Ce n’est pas seulement de préserver une histoire, c’est aussi de la faire vivre. Investir dans notre patrimoine, ce n’est pas que regarder en arrière, c’est aussi décider de ce que nous voulons transmettre. Le quai Taché a traversé plus de 200 ans d’histoire, à nous maintenant de lui permettre de traverser les générations. »

Martin Bossé souhaite justement que cette histoire puisse continuer de s’écrire. Pour Patrimoine maritime de Kamouraska, ces 30 mètres constituent une étape, mais pas la fin du parcours. « À titre d’organisme œuvrant à la sauvegarde de notre héritage maritime, nous souhaitons que le quai Taché soit préservé dans son intégralité », conclut-il, espérant que la seconde moitié du quai pourra elle aussi être restaurée dans un avenir rapproché. L’objectif demeure de redonner au quai Taché toute sa place dans la vie de Kamouraska, tant sur le plan patrimonial que touristique, culturel et communautaire.

Et pour Martin Bossé, revoir les gens pouvoir s’avancer de nouveau vers le fleuve demeure une motivation importante : « Ça marque la finition d’une partie de notre réflexion, quelque chose qu’on espérait depuis plusieurs années. »