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Un projet de refuge pour chats errants à Saint-Jean-Port-Joli

Guylaine Dubé, Carole Cochrane, Manon Deschênes, Maryse Lauriault-Lagacé, Lauren Abrams, Daniel Deschênes, Eliot Daoust et Josée Girard. Photo : Courtoisie

Un refuge pour chats errants devrait ouvrir ses portes à la fin du mois d’août à Saint-Jean-Port-Joli. L’initiative vise à répondre à un important problème de chats errants dans la région. Une campagne de financement est en cours afin de recueillir 5000 $ pour permettre au projet de se concrétiser.

« Il n’y a pas de refuge pour chats errants dans le secteur et les besoins sont bien réels », explique Manon Deschênes, qui travaille depuis plusieurs mois à mettre le projet sur pied. Le futur refuge serait aménagé au 254, avenue de Gaspé Ouest. Les sommes recueillies serviront notamment à réaliser les travaux d’aménagement nécessaires avant l’ouverture. Mme Deschênes affirme que si l’objectif n’est pas atteint, l’ouverture sera retardée.

La création de cette ressource vise principalement à offrir une solution durable à la problématique des chats errants, un phénomène qui touche plusieurs municipalités de la région. Dans le cadre de cette initiative, les promoteurs ont fait appel à la SPA Mobile Québec, qui s’est installée à Saint-Jean-Port-Joli pendant trois jours afin de procéder à des stérilisations à faible coût de chats provenant des refuges de Saint-Pascal et de Rivière-du-Loup.

Les responsables estiment que la combinaison d’un refuge local et d’un programme de stérilisation permettra de mieux contrôler la population féline errante, tout en améliorant le bien-être animal dans la région.

La SPA Mobile à la rescousse

La SPA Mobile a complété une clinique de stérilisation de trois jours à Saint-Jean-Port-Joli, où 66 chats provenant de trois refuges de la région ont été stérilisés afin de contribuer à lutter contre la surpopulation féline.

« Nous sommes un organisme de bienfaisance à but non lucratif qui se déplace au Québec pour offrir des stérilisations à faible coût aux personnes à faible revenu, aux refuges, et pour les chats errants. Nous répondons aussi aux demandes des municipalités qui veulent mieux gérer leur population de chats errants », explique Josée Girard, de la SPA Mobile Québec.

Selon elle, les régions sont particulièrement touchées par le manque de ressources vétérinaires. « Les vétérinaires sont souvent débordés, et n’ont pas toujours la capacité de prendre en charge les chats errants. C’est pourquoi nous sommes beaucoup plus présents à l’extérieur des grands centres, où les besoins sont très importants. »

Au total, 66 chats ont été stérilisés au cours des trois journées de clinique à Saint-Jean-Port-Joli. Cette opération a été rendue possible grâce à l’appui financier de Humane World for Animals, qui permet de réduire considérablement les coûts assumés par les refuges.

« On estime qu’environ 30 000 chats non stérilisés appartenant à des propriétaires circulent librement, et contribuent à la reproduction. Si chacun fait stériliser son animal, on peut faire une grande différence », dit-elle, ajoutant que le Québec compte plus de 800 000 chats errants. « Les municipalités ont également un rôle à jouer en adoptant des règlements favorisant notamment la stérilisation et l’identification par micropuce », conclut Mme Girard.