Le secteur agroalimentaire occupe une place importante dans l’économie de Côte-du-Sud, et la candidate du Parti québécois, Valérie Hamel, entend en faire l’une de ses priorités. Elle met notamment de l’avant les engagements de sa formation politique en agriculture, qui représentent des investissements supplémentaires d’au moins 450 millions $ sur quatre ans à l’échelle québécoise.
La candidate rappelle que Côte-du-Sud compte sur une économie agroalimentaire diversifiée, allant des productions agricoles, forestières et acéricoles au maraîchage, à l’agriculture biologique et à la transformation alimentaire. Elle souligne également la présence d’institutions comme l’Institut de technologie agroalimentaire du Québec (ITAQ), Biopterre, le Centre de développement bioalimentaire du Québec (CDBQ) et le Centre d’expertise en production ovine du Québec.
À cela s’ajoutent les marchés publics et plusieurs produits transformés localement qui contribuent, selon elle, à l’identité du territoire. « Je salue le dynamisme du milieu qui se traduit par les marchés publics, par la production de produits de niche qui attirent les visiteurs gourmands. On n’a qu’à penser aux fromages, aux bières, aux produits de l’érable, aux petits fruits transformés localement et au Festival des champignons forestiers. Tout cela, et plus, fait la renommée de Côte-du-Sud. Nous pouvons en être fiers! », affirme Valérie Hamel.
450 millions $ sur quatre ans
Le plan agricole présenté par le Parti québécois repose notamment sur la protection du territoire agricole, le soutien à la relève, la souveraineté alimentaire, l’amélioration du revenu des producteurs et la réduction du fardeau administratif.
Un gouvernement péquiste s’engagerait à réformer la Loi sur la protection du territoire agricole et à instaurer le principe de « zéro perte nette » du territoire agricole. Le parti souhaite également soutenir les producteurs dont les terres sont touchées par les changements climatiques.
Une part importante du plan concerne la relève. Le PQ prévoit notamment de consacrer 10 millions $ à la Fiducie agricole UPA-Fondaction en 2027-2028, d’augmenter le soutien aux transferts de fermes et d’éliminer certaines barrières fiscales à la cession des terres. Des prêts à long terme assortis de taux plus avantageux seraient également proposés pour faciliter l’acquisition d’actifs agricoles. Le parti souhaite par ailleurs mettre en production acéricole 50 000 nouveaux hectares d’érablières en forêt publique.
Miser davantage sur les produits québécois
En matière de souveraineté alimentaire, le Parti québécois veut fixer une cible de 75 % d’approvisionnement en produits québécois dans les institutions publiques. Il souhaite aussi améliorer l’information offerte aux consommateurs concernant l’origine québécoise des aliments vendus en épicerie.
La formation de Paul St-Pierre Plamondon propose également de pérenniser et de rendre accessible à toutes les entreprises agricoles le remboursement de la tarification du carbone, en plus de leur donner accès aux programmes de financement du ministère de l’Économie et de l’Énergie.
La Financière agricole serait aussi appelée à intervenir, notamment par ses programmes de garantie de prêt, afin de contribuer à réduire les taux d’intérêt pour les entreprises agricoles. Le PQ promet finalement de réduire le fardeau administratif et réglementaire des producteurs. Il souhaite également faire passer progressivement la part du budget québécois consacrée aux agriculteurs de 0,9 % à 1,5 % au cours des dix prochaines années.
Pour Valérie Hamel, le dossier revêt également une dimension personnelle. Originaire de Sainte-Lucie-de-Beauregard, elle dit avoir grandi au contact de la forêt et du monde acéricole. « Dès mon jeune âge, j’ai été en contact avec la nature et la forêt à Sainte-Lucie-de-Beauregard. Petite, je transportais les seaux d’eau d’érable et plus tard, je “cordais” le bois fendu. C’est cette nature et ce territoire qui ont fait la personne que je suis aujourd’hui. Merci à toutes les personnes qui travaillent dans le secteur agroalimentaire et qui nous permettent d’apprécier les produits de notre territoire », conclut Valérie Hamel.
