Au programme : élection décisive de mi-mandat aux USA, élection historique au Québec, élection fédérale toujours possible, toutes dans le contexte de l’impérialisme délirant de Trump, de la débandade des partis politiques, du déferlement de l’intelligence artificielle, et du réchauffement accéléré du climat : des défis et des choix incontournables.
L’empereur Trump
L’empereur Trump, avec ses gros sabots américains et sa manie de se mêler de tout sur la planète, a tout torpillé : la souveraineté des peuples, les libertés démocratiques, le droit international, le commerce international, la course au pétrole et aux terres rares, l’équilibre des grandes puissances, la lutte contre le réchauffement du climat, le flux croissant des migrants et réfugiés… et même la politesse élémentaire. Pour Trump, c’est lui et les États-Unis d’abord. Les Amériques sont ses vassales, l’Europe est une cause perdue, la Russie est une occasion d’affaires, la Chine est le géant économique qu’il faut circonscrire.
Le seul frein possible à ce nouvel impérialisme américain serait sans doute la reprise du contrôle de la Chambre des représentants par de vrais démocrates, et la réaffirmation de la souveraineté des peuples partout dans le monde. Mais la partie est loin d’être gagnée, tant que dureront la peur et le silence devant l’inacceptable.
Le choix des Québécois
Les Québécois ont fait confiance à Carney pour les protéger de l’Empereur, mais sa politique de banquier calculateur sans foi ni loi et sa méconnaissance du Québec en déçoivent plusieurs. L’élection québécoise de novembre sera l’occasion pour nous de choisir entre continuer à jouer le jeu des autres — qu’ils soient Canadiens, Américains ou mondialistes —, ou nous définir comme nation distincte et unique en Amérique et dans le monde. L’occasion de NOUS choisir.
La mondialisation actuelle, contrairement à ce qu’on veut nous faire croire, ne fait pas de nous des citoyens sans frontières, unis par des valeurs communes, mais des consommateurs tous pareils, partout, dans des villes cosmopolites anonymes, sous le contrôle d’une poignée de milliardaires. Elle n’inclut pas les différences, elle les uniformise. En réalité, cette mondialisation repose de plus en plus sur des immenses bases de données qui permettent à ces milliardaires de nous contrôler, de penser, de désirer, de décider et d’agir à notre place ; c’est l’assimilation par la consommation de masse, cheap, standardisée, effrénée et irresponsable, qui met l’avenir de l’espèce humaine en péril.
La leçon de Trump
La leçon de Trump, s’il en est une, c’est qu’il nous faut revenir à une vraie souveraineté : souveraineté personnelle, souveraineté nationale, souveraineté politique, souveraineté territoriale, souveraineté écologique, souveraineté alimentaire, souveraineté culturelle, souveraineté énergétique, souveraineté sociale, de façon à assurer à tous les citoyens une vie plus sobre peut-être, mais vraiment humaine, un bien-vivre plutôt qu’un bien-être matériel.
Il faut profiter de ce grand bouleversement provoqué brutalement par l’empereur Trump pour réinventer chez nous une démocratie citoyenne comme l’ont rêvée Champlain, Papineau et Lévesque : ou le Québec sera le village gaulois d’Amérique, rempart de liberté et de solidarité, ou il sera vite digéré par l’empire américain et son vassal canadien.
Des choix existentiels qui concernent chacun d’entre nous.
