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Sur les routes de l’Afrique du Sud, deuxième partie

Les réalisateurs

CHRONIQUE DES AVENTURIERS VOYAGEURS

Par Sylvain Guilmain

Ce voyage en famille correspond aux trois derniers mois de notre périple de six mois en Afrique. Après des milliers de kilomètres parcourus, il marque un moment particulier : on sent que quelque chose se termine doucement. Un brin de nostalgie s’installe déjà.

Le massif du Cederberg et la grande région du Cap

Nous avons commencé par le Cederberg, au nord du Cap. Cette région montagneuse, plutôt sèche et peu habitée, nous a immédiatement plongés dans une Afrique du Sud faite de distances, de silence et de paysages bruts. Puis, nous avons rejoint Le Cap et la péninsule, changement d’ambiance radical : une grande ville, des quartiers très contrastés, l’océan toujours proche. Les lieux marquants comme le cap de Bonne-Espérance, Robben Island et la montagne de la Table sont autant de symboles qui racontent la richesse géographique, historique et sociale du pays.

En quittant la côte, nous sommes entrés dans les terres, avec une étape à Franschhoek, dont l’histoire viticole porte encore l’empreinte des influences françaises. Nous sommes tombés sous le charme du Wine Tram, un petit train à arrêts multiples qui offre aux passagers une variété de vins, de paysages et d’expériences à découvrir ! À Hermanus, nous avons pris le temps d’observer les baleines depuis la rive, un moment simple, mais marquant, qui rappelle combien le littoral sud-africain est vivant.

Le semi-désert du Karoo

Plus à l’est, Oudtshoorn nous a permis de découvrir une autre facette du pays, liée à l’élevage d’autruches et aux paysages semi-désertiques du Klein Karoo. La traversée du col Swartberg reste un souvenir fort : une route spectaculaire, accrochée à la montagne, où l’on se sent minuscule face au relief. À Graaff Reinet et dans la vallée de la Désolation, isolée au cœur du Karoo, on ressent encore davantage l’aridité et l’éloignement.

La route des Jardins

La Garden Route marque une étape importante du voyage, à la fois plus verte et plus habitée. Après les espaces secs de l’intérieur, nous retrouvons des forêts, des rivières et des plages. Marcher sur les sentiers côtiers, entre la forêt dense et l’océan, devient vite un rituel familial.

La ville de Knysna a été un autre moment fort de cette partie du voyage, avec une approche plus humaine et sociale. La visite chez Mama Ella nous a permis de sortir des itinéraires classiques, et d’entrer avec simplicité dans le quotidien d’un township.

La Wild Coast

Après un dernier safari dans le Parc national des Éléphants d’Addo, le voyage se termine sur la Wild Coast, à Bulungula. L’accès est plus compliqué, le rythme plus lent. Les villages du peuple Xhosa, la vie locale, et la relation très directe à l’environnement donnent une autre dimension au voyage. On y apprend à attendre, à observer, et à participer simplement au quotidien des gens qui y habitent.

Dans les dernières images, ce ne sont plus seulement les paysages qui comptent, mais ce qu’ils ont laissé en nous. Les routes deviennent des fils reliant le départ au retour. Nos filles marchent un peu plus loin devant, regardent autrement, grandissent presque sans s’en rendre compte. Le temps ne s’est pas accéléré, il s’est densifié. Boucler la boucle, ici, c’est accepter que le voyage se termine sans vraiment s’arrêter : il continue, autrement, avec nous.

Nous vous invitons à vivre ce voyage avec nous sur grand écran ou en ligne. Consultez le site web des Aventuriers voyageurs pour visionner la bande-annonce. Bon voyage !